Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 11:45

L’idée de ce texte est de nous détendre. Enfin, de me détendre. il n'a pas vocation à imposer quoi que ce soit à qui que ce soit.

Ce texte et toutes les idées qui sont émises ici, ne sont que des divagations d'un peindouilleur un petit peu égocentrique.

Si en quoi que ce soit, mes propos heurtent quelqu'un, je lui présente mes plus plates excuses par avance.

L’idée de ce texte est venue d’un blog, d’une passion, d’un site internet. Ce site aux abords austères, forum des jeux d’histoire…pas très glamour, mais terriblement  vivant, animé par de merveilleux intervenants. Accueillant,  ouvert, jamais moqueur, toujours intéressé et toujours intéressant, aimant les débats et les contradictions. Toujours près à rendre des services, à partager leur savoir…un monde ouvert où l’on parle histoire, jeu, figurines, avec passion mais avec respect.

 Ils se reconnaitront.

Un blog aussi, un machin dont je pensais que c’était un truc pour les Neuneux qui parlerait du dernier remariage de la fille de celui qui joue dans le film de…heu :

« Tu sais ! Celui qui est un cowboy, ou un James bond, tu sais, dans le film de euhh… »

Et là, paf. Toi, tu le sais ! Évidement, que toi tu sais tu connais bien les films/l’histoire/les trucs comme ça ! (rayer la mention inutile) alors là, votre amour/femme/sœur/mère/fille vous place dans un espace temps parallèle où il va falloir jouer finaud-finaud, pour ne pas passer pour un con/gros nul/vieux con/pauvre vieux (rayez ma mention) devant, vos potes/vos voisins/votre famille/inconnus. Et, dans le même temps pas trop vous la jouer, pour ne pas passer pour « un qui se la pète »/ « un qui se la pète mais qui se goure (ndt : qui se « trompe » en franco-breton d’ile et vilaine) ».

Il va falloir viser juste.      

Alors là, pas de panique et restez calme. Plusieurs possibilités :

La technique du «hein, je n’ai pas entendu… de quel film me parles-tu ? »

Si la technique est maitrisée, et la formule lancé avec naturel et sans fausse note, l’effet est terrassant. Le sujet ce voyant immédiatement placé devant la dure tâche de devoir reformuler son idée autour « du film de euh… », Mais vous verrez des lueurs de panique/fureur/vengeance/jugements dans le regard du sujet,  qui ne l’oublions pas est ou sera votre amour/femme/sœur/mère/fille. Certaine peines ne valent pas d’être infligées. Cette technique est extrêmement puissante. Elle se transmet de génération, en génération, dans ma famille et mon grand père l’a utilisé qu’une fois (il en parlait avec dans la voix des trémolos qui trahissait son état). 

Le blog, donc.

Là aussi, j’y ai trouvé mon compte. Grace aux lecteurs  (presque 1000, merci) qui, eux aussi, ont pris le temps de me lire, de m’encourager, de me donner des conseils…

Et une passion qui me dévore depuis les plus tendres âges de l’enfance. Mes débuts, dans cette manie de « peindouiller », « peinturlurer » des petits hommes en plomb. Elle est venue naturellement, avec l’achat par mes parents, pour mes onze ans (soupire…) d’un magnifique coffret qui s’appelait «l’œil noir ». Dans ce coffret outre des livres de règles, se  trouvait un tas de monstres, d’aventurier, de murs, de porte et de mobilier en carton qu’il fallait insérer dans un socle en plastique pour créer des donjons, villages, auberges. Puis, il y eu une découverte qui changea ma vie :

Un magasin…aux trois soleils dans la première zone commerciale de ma ville. Dans ce temple de la luxure, il y avait tout un rayon de boites en cartons qui portaient des noms à faire dresser toutes les parties de ma jeune anatomie. Thunder at casino, Lutwaffe, war and peace, Wooden Ships and Iron Men, Thrid Reich, Vietnam, tous ces jeux finirent par couter très cher à mes subsides (et à mes parents).

Bref, un jour, il y eu les aigles…avec de magnifiques représentations de soldats napoléoniens, de toutes armées.

Joie…

Il a fallut se renseigner sur un vendeur de figurines pour pouvoir simuler ces glorieux combattants. Trouver des livres parlant de cette époque, trouver des adversaires acceptant de combattre contre moi.

L’âge aidant, les finances augmentèrent et grâce à les amis du club de figurines que je fréquentais assidument, j’obtins le sésame.  Le catalogue, néanmoins austère (et en anglais) d’une marque de figurines chères mais d’une qualité inégalée jusqu’alors. Anthony Barton miniatures, dit « AB ».

C’est là, à ce moment précis, que débutèrent mes ennuis…financiers entre autres.

Mais c’est aussi, à ce moment précis que s’ouvrit devant moi, les multiples possibilités de mon imagination fébrile.

Mais reprenons le cours de mon histoire, l’idée de ce texte vous disais-je m’est venue suite à un poste sur le forum du jeu d’histoire.

Pour les plus curieux, en voici le lien : ici

Et tout de suite, la suite.      

Bonjour à tous, et bonjour à vous, Michel.

J’ai bien lu le poste précédent et vous m’avez donné l’ensemble des valeurs pour tous les états-majors sauf celui d’un commandement d’une brigade d’infanterie. Un autre point que vous avancez me cause du souci et je ne parviens pas à le comprendre.

Pourquoi un socle de brigade de cavalerie est équivalent à un socle de division d’infanterie ?

Si je ne commets pas d’erreur,  la composition d’un état-major de brigade de cavalerie ou d’infanterie est identique. Alors pourquoi avoir des socles différents ?

Le but que je poursuis en créant mes propres règles est de pouvoir simuler le travail d’état-major avec  un système agréable à pratiquer (pour moi) mais aussi proche que possible de ce que je pense être la réalité d’une bataille de l’époque.

Dans cette quête du jeu parfait, de nombreux mécanismes (tirés de nombreux jeux) m’ont particulièrement  passionné. Pourtant aucun ne m’a semblé assez jouable, historique, complet.

Donc, je me fabrique une règle…enfin j’essaye.

Je comprends et je partage, le point de vu que vous avancez dans votre poste au sujet de la voracité (en termes de figurines) des socles de commandement, mais même si le système de commandement que je soumets humblement à votre sagacité aiguisée n’en est encore qu’à ses débuts bien hésitants, il n’en demeure pas moins un essai de trouver un système agréable, jouable, historique (enfin à mes yeux)

Pour le moment, mes hésitations se situent sur le nombre maximum/minimum de figurines à faire tenir sur un socle.

Pour ce qui est des brigades de cavalerie et/ou d’infanterie, je penche vers un socle de 3x3 Cm (après une remarque fort judicieuse de Michel sur le forum du jeu d’histoire, je pencherai maintenant plutôt pour du 4x4 cm) avec :

-pour la cavalerie, 3 figurines de cavaliers (dont un général)

-pour l’infanterie, 3 figurines (dont au moins une à cheval pour le général)

La même taille de socle (4x4) pour ces deux socles de commandement s’explique (pour moi) par le faite que quelques hommes à pied ou à cheval ne « prennent » guère plus de place. Il me semble qu’un état major de brigade était des plus léger à l’époque (du moins dans l’armée française) il devait être constitué d’un maréchal de camp et de quelques (2 ?) aides de camp ainsi que d’un officier d’ordonnance tiré du corps. J’ai choisi de ne pas représenter  l’officier d’ordonnance sur le socle car son rôle était d’attendre les ordres au niveau du général de division.

Pour ce qui est des divisions d’infanterie et ou de cavalerie, je penche vers un socle plus grand avec un nombre minimum de figurines :

Lieutenant général, (3 ?) aides de camp, soit 4 figurines (à cheval pour la cavalerie, à pied pour l’infanterie) l’adjudant commandant, sera représenté pour figurer un bonus au commandement car ce personnage devait avoir, à mon sens, un fort caractère, une forte expérience militaire et être l’homme de confiance du général de division, à qui, il servait de chef d’état-major. Donc à mon sens, un bon adjudant-commandant devrait être représenté sur un socle. Quel bonus donnera t il à son supérieur ?  Là, mes maigres compétences ne me sont plus d’aucune utilité, et ma réflexion s’étant arrêtée là, je ne peux pas vous dire de quelle nature seront ses bonus ? (portée de commandement, nombre d’ordres maximum, compréhension des ordres par les subordonnés, un mix de tout cela ?)

Bon allez hop, la suite lors de mon prochain poste…

Gaël

Par Gael figouzes - Publié dans : idées bizarres et farlefues
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Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 12:02

Bon, la suite de mon premier poste sur le travail de l’état-major au sein de l’armée française de la fin de l’empire.

Nous en étions restés à l’adjudant commandant, revenons-y !

Pour tenter de m’expliquer clairement, la présence d’une figurine d’adjudant-commandant  sur un socle de général de division signifie un état major d’élite.

Qu’est-on en droit d’attendre d’un état-major d’élite au sein d’une division ?

Il me semble que les ordres aux brigades de la division devraient y gagner en célérité et les actions combinées  avec les autres unités du corps devraient elles aussi y gagner. L’adjudant-commandant peut donc avoir une action positive sur l’utilisation à bon escient des aides de camp pour transmettre les ordres. Sa position au sein de la hiérarchie  militaire française, le place entre le colonel et le maréchal de camp. Monsieur Diego Mané démontre avec brio (et beaucoup mieux que moi, surement…) sur son site ‘planète Napoléon’ que le grade d’adjudant-commandant était, dans l’armée française, le premier grade de général (il avait une étoile) contrairement à ce que je pensais, ce n’était pas le grade de général de camp (général de brigade) qui comportait 2 étoiles. Sa place dans la hiérarchie militaire le prédestine au rôle de remplaçant (du moins au combat, après… ?) des généraux de brigades, en effet, qui mieux que l’adjudant-commandant qui est un militaire accompli sur le terrain, ayant été plusieurs années colonel d’un régiment. C’est, de plus l’homme de confiance du général. Leurs équivalents au niveau du corps d’armée sont les chefs d’états-majors. Il occupe le même type de poste avec un changement de niveau opérationnel. Leur importance n’avait pas échappée à l’empereur qui prescrivit de choisir les adjudant-commandants et les chefs d’état-major parmi les militaires sortis du rang ayant une forte expérience.

Pour l’exemple et en quelques mots, voici les états de service du sieur Delcambre.

Attention, ce qui va suivre à été honteusement pompé sur le site de monsieur Eric Deschuytener :

Armée du nord, campagne de Belgique : ici

Victoire Joseph, DELCAMBRE, Baron de Champ-vert.

 Né le 10/03/1770 à Douai (Nord) – France (il a donc, 45 ans, le 18 juin 1815)

GENERAL DE BRIGADE, Chef d'Etat-major du 1er Corps (DROUET D'ERLON)

Grenadier au 9ème bataillon de volontaires de son département le 26 septembre 1792, caporal, sergent (à 22 ans, cela fait donc 23 ans d’amplitude de service militaire). Il est sergent-major les 7et 8 octobre, sous-lieutenant le 12 mai 1793(officier dans l’infanterie, un mois avant ses 26 ans), il passa le 5 nivôse an II(le jour de noël 1793, à 26 ans) à l'emploi d'adjoint aux adjudants-généraux (premier nom des adjudants-commandant).De 1792 à l'an VI, il servit aux armées du Nord de la Moselle et de Sambre-et-Meuse, où il devint lieutenant le 14 germinal an IV(le 3 avril 1796) et capitaine le 14 vendémiaire an VI(le 5 octobre 1797). Dans cet intervalle, il prit part à l'affaire du Cateau et à l'attaque de nuit des redoutes qui couvraient la route de Mons, devant Maubeuge,et reçut dans cet engagement un coup de feu au pied droit. En l'an II, il était aux combats de Dinan et de Neufchâteau, au siège, à la bataille et à la prise de Charleroi, à la bataille de Fleurus et au combat de Nivelles.

L'année suivante, il se trouvait à la bataille de Juliers, au passage de la Roër, au siège de Maëstricht, où il fut atteint d'un éclat de bombe à la jambe gauche (blessé une seconde fois), au passage du Rhin, et en l'an IV et en l'an V aux combats de Zulzbach, de au second passage du Rhin et à la bataille Neuwied. Adjoint près l'état-major général le 16 messidor an VI (4 juillet 1798), et choisi le 12 fructidor(27 aout 1798) suivant pour remplir les fonctions d'aide-de-camp auprès du général Grenier, il le suivit en Italie, combattit à Centalo le 6 brumaire an VIII, ou il fut blessé(troisième fois), ainsi qu'à Genola le 13 du même mois(20 octobre 1798, il à 28 ans). Nommé chef de bataillon sur le champ de bataille, il continua à se faire remarquer en l'an VIII pendant les opérations de l'aile gauche de l'armée du Rhin, et en l'an IX à la bataille de Hohenlinden. Fait membre de la Légion d'Honneur le 25 prairial an XII(le 14 juin 1804), employé à l'armée d'Italie de l'an XIV à 1808, promu adjudant-commandant(…) le 30 mai 1809, la brillante conduite qu'il déploya à l'assaut du fort Malborghetto et à la bataille de Wagram, lui mérita, le 9 juillet, son élévation au grade de colonel du 23ème régiment d'infanterie légère( il à 39 ans, et je crois apte à tenir son rôle quand 6 ans plus tard, il devra tenir le rôle de chef d’état-major dans un corps d’infanterie). Baron de l'Empire le 15 août suivant, chevalier de la Couronne-de-Fer peu de temps après, il se rendit à cette époque dans le Valais. En 1810, attaché à l'armée de Catalogne, le 3 mai 1811, laissé avec moins de 1.200 hommes sous les murs de Figuières, il y fut attaqué par 8 à 10.000 Espagnols, et se maintint contre des forces aussi supérieures jusqu'à ce qu'ayant reçu du renfort il empêcha l'ennemi de ravitailler la place; le combat d'Alta-Fulla, du 24 janvier 1812, figure également d'une manière honorable sur ses états de service. Deux jours après, les avant-postes de son régiment ayant été surpris la nuit par le corps de Saarfield le colonel Delcambre se porta en avant avec sa réserve, mit l'ennemi en déroute, et lui prit un drapeau et une centaine d'hommes, parmi lesquels un lieutenant-colonel et plusieurs officiers. It fit encore remarquer son régiment à Mataro, à Caza-Massana, au col Sainte-Christine et au Mont-Serrat. Entré le 24 janvier 1813 dans la Garde Impériale comme colonel-major du 5ème régiment de la Jeune Garde, officier de la Légion d'Honneur le 13 février, général de brigade le 23 juillet suivant(à 43 ans et il y a 3 ans en 1815), et employé au 13ème corps de la Grande Armée le 1er août, le général Delcambre, qui en commandait l'avant-garde, tandis qu'il se dirigeait de Swerin sur Hambourg, défendit le passage du pont de Buken, sur la Stecknitz, avec 4 compagnies du 30ème de Ligne contre 2.000 Russes, auxquels il fit éprouver une perte considérable. Le 9 février 1814, à la tête de 700 hommes, il débusqua par une attaque de front 2.000 Russes retranchés derrière les digues qui séparent Hambourg des îles de Witernsbourg, et faisaient obstacle à la colonne du centre qui débouchait par le pont. Il y eut là une lutte acharnée, terrible, dans laquelle le général Delcambre eut à déplorer la perte de son beau-frère, le capitaine Gaillard. Pendant ce temps, les événements se précipitaient, Paris capitula, et bientôt après Louis XVIII fit son entrée dans Paris. Le lendemain arrivait M. Delcambre porteur de l'acte par lequel le 13ème corps annonçait son adhésion au rétablissement des Bourbons. Chevalier de Saint-Louis le 29 juillet 1814, en non-activité le 1er septembre, commandeur de la Légion d'Honneur le 27 décembre suivant, et attaché le 17 mars 1815 au 2ème corps commandé par le duc de Berri, le général Delcambre fut appelé le 23 avril aux fonctions de chef d'état-major général du 1er corps de l'armée du Nord. Le roi lui donna le 7 février 1816 le commandement du département de la Meuse, que les Prussiens occupaient. La prudence et la fermeté qu'il déploya dans ces difficiles circonstances furent récompensées par le titre de vicomte, que Louis XVIII lui décerna le 12 février 1824, et par la décoration de l'Aigle-Rouge, que le roi de Prusse lui envoya le 30 septembre suivant. Compris le 30 décembre 1818 dans le cadre de l'état-major général de l'armée, il commandait depuis le 21 avril 1820 à Chalons-sur-Marne lorsque le roi Charles X, étant venu se faire sacrer à Reims, le général Delcambre présida à l'établissement du camp formé aux environs de la ville, et reçut le 23 mai 1825 la croix de grand-officier de la Légion d'Honneur. Inspecteur-général d'infanterie en 1829, ensuite appelé au commandement de Strasbourg, cet officier-général, mis en disponibilité le 6 août 1830, et compris le 22 mars 1831 dans le cadre d'activité de l'état-major général, jouit de sa solde de retraite depuis le 11 juin 1832. Il habite Paris. Son nom est placé sur le côté Nord de l'arc-de-triomphe de l'Etoile 

Et ce mec là, ne serait qu’un rond de cuir ? il n’apporterait pas de bonus au lieutenant-général Jean Baptiste DROUET, comte d´ERLON (qui lui à 50 ans à Waterloo) tant au sujet de l’utilisation des troupes légères il à été 4 ans colonel du 23iéme régiment léger, survit à l’Espagne, survit à la campagne de Russie, s’y montre et est versé dans la gardes (oui, bon la jeune…) puis, depuis 2 ans il commande une brigade, la campagne de France et cet homme là ne donnerais pas de bonus quant à la rédaction d’un ordre de mouvement clair pour une brigade et même une division ? Ne serait il pas en mesure de remplacer efficacement (et peut être même avec brio) l’un des maréchaux de camp tombé au champ d’honneur ? autre preuve, mais plus indirecte celle-là, tirée de Waterloo d’Adolphe Thiers, Plomb 1862, page 132. Le corps du lieutenant général Drouet d’Erlon ce trouve entre les 4 bras et Ligny ce 16 juin 1815. D’Erlon est partagé entre les ordres de Napoléon qui cherche à l’attirer vers lui et les appels au secours de Ney au 4 bras. Dans un premier temps, D’Erlon prend à droite, direction Ligny pour joindre l’empereur. Mais il envoie un homme digne de confiance près de Ney pour le tenir informé des ordres qu’il suit. Le général Delcambe arrive près du maréchal porteur de la nouvelle. Ney apprenant qu’on lui retire le 1er corps alors que l’anglais est proche de la rupture et que Napoléon lui ordonne de se rabattre sur les arrières des prussiens mais qu’il lui en retire les moyens, donne l’ordre (avec le concours de Delcambre) au lieutenant général conte d’Erlon de rebrousser chemin et de retourner sur les 4 bras. La suite, nous la connaissons : le premier corps ne sera ni aux 4 bras ni à Ligny. Mais là n’est pas la question. Cela démontre que d’Erlon ayant besoin d’un homme de confiance choisi son chef d’état major pour aller aux renseignements auprès de son chef hiérarchique.

Si, après avoir lu mon verbiage, vous pensez tout comme moi que le rôle des chefs d’états majors (et par là même il me semble, celui des adjudants commandants) n’est pas assez pris en compte dans les jeux d’histoire, et qu’il soit nécessaire d’y remédier. Alors, après avoir relu le dictionnaire de la grande armée d’Alain Pigeard (notamment les pages 12 et 13) où j’ai eu confirmation de l’hypothèse de monsieur Diégo Mané, au sujet de la position hiérarchique de l’adjudant commandant (entre le colonel et le général de brigade). Il se dégage que les missions de l’adjudant commandant est fixé par un ordre du jour daté de Boulogne le 1er septembre 1805 :

« Le commandant en chef de chacun des corps d’armée désignera (ie : choisira) un adjudant-commandant pour être spécialement chargé des camps, marches et cantonnements. Il aura avec lui, autant d’adjoints qu’il y a de divisions dans le corps d’armée » cet extrait donné par monsieur Pigeard est complété par une description du service de guerre du chef d’état-major (maréchal de camp) :

-          Choisir l’emplacement des camps,

-          Entretenir les communications avec les quartiers généraux divisionnaires,

-          Fixer les lieux de distribution des vivres et fourrages,

-          Diriger les avants gardes,

-          Les reconnaissances générales et particulières,

-          Aller observer, la force, la position et les mouvements de l’ennemi.

-          Mener au combat une unité.

Ses adjoints (dont parle l’ordre du jour de Boulogne) sont les adjudants commandants qui ont les mêmes missions, en tant que chef d’état-major de division, que le chef d’état major de corps cité plus haut.

bientôt la suite

ludiquement,

Gaël

Par Gael figouzes - Publié dans : idées bizarres et farlefues
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Dimanche 31 octobre 2010 7 31 /10 /Oct /2010 10:24

Bonjour à tous,

 

Pour continuer le tour d’horizon du 1e corps de d’Erlon

Reprenons un autre exemple : tiré du site Armée du nord.

 

L’adjudant-commandant  Jean Isaac GIRAULT , Chevalier de Sainte-Jême.

 

Chef d'Etat-major de la 1ère division - 1er Corps

 

Né le 21/10/1763 à Jonzac (Charente-Maritime) – France. Il à 52 ans à Waterloo.

Après avoir servi comme soldat dans les troupes de marine à Rochefort du 28 octobre 1782(s’engage dans l’infanterie à 19 ans) à son congédiement le 21 février 1789(soit 7 ans comme soldat), il s'engage au 1er bataillon de volontaires de la Charente-Inférieure et est élu lieutenant le 23 octobre 1791(3 jour après son anniversaire à 28 ans, 11ans dans l’armée). Faisant campagne à l'armée du Nord 1792-97, il est successivement nommé capitaine au même bataillon le 8 septembre 1792(29 ans), adjudant général chef de bataillon le 5 octobre 1793(2 semaines avant son anniversaire pour ses 30 ans) et adjudant général chef de brigade le 13 juin 1795(31 ans), cessant ses fonctions à son admission au traitement de réforme le 13 février 1797(retraite à 32 ans, youpi). Réintégré pour être employé comme commandant de la citadelle d'Anvers le 21 octobre 1798(le jour de ses 35 ans), il est à nouveau admis au traitement de réforme le 5 décembre 1798(re-retaite à 35 ans, 1 mois et demi plus tard ?) et préside le conseil de guerre de la 15ème division militaire du 1er septembre 1799 au 16 avril 1800(entre 36 et 37 ans). Remis en activité comme adjudant commandant pour servir au 1er corps de la Grande Armée le 3 octobre 1806 (à 43 ans, soit, 8 années de retraite), il prend part aux campagnes de Prusse en 1806 et de Pologne en 1807 et exerce ensuite les fonctions de chef d'état-major de la division du général Boudet le 1er août 1807, participant en cette qualité à la campagne de 1809 contre l'Autriche. Chef d'état-major de la division commandée par le général Clauzel au 11ème corps de la Grande Armée le 8 octobre 1809, il est employé à l'armée du Nord en Espagne le 25 mars 1811. Nommé chef de l'état-major de la 20ème division militaire à Périgueux le 23 février 1814(à la tête d’un état-major depuis 8 ans) et mis en non-activité(demi-solde ?) le 26 mai 1814( à 51 ans), il est appelé aux Cent-Jours aux fonctions de chef d'état-major de la 1ère division d'infanterie du 1er corps de l'armée du Nord en avril 1815 et participe en cette qualité à la campagne de Belgique. Admis à prendre sa retraite le 19 mars 1816, il obtient une pension de 2.400 francs le 22 mai 1816.

Décédé à Paris (3ème arrondissement), rue Basse-Porte-Saint-Denis, le 16 juillet 1832. Inhumé le lendemain à Paris, cimetière du Nord.

Décorations et distinctions:

Légion d'Honneur: Chevalier le 16 septembre 1810

Saint-Louis: Chevalier le 14 novembre 1814. Chevalier de l'Empire par décret du 15 août 1809 et lettres patentes du 11 juillet 1810.

Titre de chevalier héréditaire sous la dénomination de "de Sainte-Jême", confirmé par lettres patentes du 3 août 1816.

Bénéficiaire de deux dotations de 2.000 francs chacune, l'une sur les biens réservés en Westphalie le 19 mars 1808, l'autre sur les biens réservés à Erfurt le 15 août 1809.

 

Ce vieux bonhomme, qui traine ses guêtres dans l’armée depuis 33 ans, ne donnerait pas de bonus au général Quiot(qui rappelons le ici, remplace le lieutenant  général Allix(depuis le 27 avril) qui n’a pas rejoint l’armée )? Ses dix ans passés à la tête d’un état-major de divisions ne lui aurait rien appris qu’il puisse mettre en œuvre et qui mériterait un quelconque bonus ? Cela me semble peu vraisemblable. J’opterai pour lui pour un bonus en administration d’état-major. C'est-à-dire que sous son commandement, l’état-major fonctionnerait comme une horloge .par contre, je ne le sens pas très doué pour tous ce qui touche au service actif (mené une unité au feu, cela n’est absolument pas prouvé par aucune preuve. C’est juste une intuition), un chef d’état-major, comme lui,  devrait apporter des bonus pour la partie « campagne » du jeu, mais aussi, et surtout, des bonus au niveau de l’état-major sur la partie tactique (bataille).

 

Petit rappel :

Nous avons pour le moment, le maréchal de camp Delcambre (45ans) auprès du lieutenant général Drouet d’erlon(50 ans). Puis à la première division d’infanterie, nous avons l’un de ses adjoints l’adjudant commandant GIRAULT(52 ans) attaché au maréchal de camp Baron Joachim Quiot de Passage(39 ans, sacré bonhomme voir ici). Il semble que le Baron Quiot de Passage était le plus jeune des divisionnaires de Drouet d’erlon. Attribuer le plus vieux adjudant-commandant (Girault) pour seconder le plus jeune divisionnaire(Quiot) semble être un bon choix de la part de Delcambre (ou de Drouet d’Erlon ?)  

Drouet d’erlon avait 50 ans (1e corps), Maréchal de camp Delcambre a 45 ans.

Durutte avait 48 ans (4e division), L’adjudant-commandant GORDON a 44 ans.

Donzelot  51 ans (2e division), l’adjudant commandant Devienne a 38 ans.

Marconnet 50 ans (3e division), l’adjudant-commandant ANGOT-DARSONVAL  a 53 ans.

Jacquinot 43 ans (1e division de cavalerie du 1e corps), L’adjudant commandant LEJEANS  Il a 31 ans.

Quiot 39 ans (1e division), l’adjudant commandant GIRAULT a 52 ans.

 

bon allez, je fais comme dans l'infanterie: je me tire ailleurs

 

ludiquement,

 

Gaël

Par Gael figouzes - Publié dans : idées bizarres et farlefues
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Lundi 1 novembre 2010 1 01 /11 /Nov /2010 17:35

Bonjour à tous,

 

Continuons le tour d’horizon des adjudants-commandant (et adjoint du sieur Delcambre) au sein du premier corps, avec :

L’adjudant-commandant DEVIENNE, Claude Alexandre Antoine

Chef d'Etat-major de la 2ème Division(Donzelot) du 1er Corps       

 Né le 12/04/1777 à Montauban (Tarn-et-Garonne) – France. Il a 38 ans à Waterloo.

 

Grenadier dans une compagnie franche du Gers le 4 mai 1792(à 15 ans), il sert à l'armée des Pyrénées-Orientales en 1793-95(entre 16 et 19 ans) et est enrôlé au 24ème régiment de chasseurs à cheval le 1er mars 1793 puis au 7ème bataillon de volontaires du Gers en qualité de caporal le 14 août 1793(16 ans !!!). Blessé de deux coups de baïonnette aux cuisses en 1794(à 17 ans), il est incorporé avec son bataillon à la demi-brigade de Gers-et-Gironde le 7 mai 1795 et employé à l'armée de l'Ouest en 1795-97 obtenant les grades de fourrier le 9 janvier 1796(à 20 ans) et de sergent-major le 21 mars 1796. Admis avec ce grade à la 28ème demi-brigade d'infanterie légère de 2ème formation le 29 mai 1797 puis à la 68ème demi-brigade d infanterie de ligne le 23 septembre 1799 il reçoit les épaulettes de sous-lieutenant au 6ème régiment de Hussards le 8 juin 1800(à 23 ans, après 8 ans de service), faisant campagne à l'armée du Rhin en 1800-01 et recevant trois coups de sabre à la tête(seconde blessure) au combat de Neubourg le 27 juin 1800 puis un coup de sabre à la jambe à l'affaire de Salza(troisième blessure) près de Salzbourg Lieutenant aide de camp du général Dessolle le 19 septembre 1801, il l'accompagne en Hanovre en 1803-04 et est maintenu dans ses fonctions à sa nomination au grade de capitaine le 6 juillet 1804(à 24 ans). Affecté au 5ème régiment de chasseurs à cheval en qualité de capitaine adjudant-major le 29 juin 1806 puis de capitaine le 3 mars 1807, il prend part aux campagnes de la Grande Armée en Prusse et en Pologne en 1806-07. Après avoir repris ses fonctions d'aide de camp du général Dessolle le 4 avril 1809, il est nommé chef d'escadron au 3ème régiment de Hussards le 20 septembre 1809 servant en Espagne et au Portugal en 1809-13 et recevant un coup de sabre au bras gauche à Pombal le 9 mai 1811(quatrième blessure à 34 ans). Major en second le 2 juillet 1813(à 36 ans), il rejoint la Grande Armée et est promu pendant la campagne de France adjudant commandant le 26 février 1814, à l'âge de 36 ans et comptant prés de 22 ans de services. Employé à l'état-major de la garde nationale de Paris le 25 avril 1814, mis à la disposition du général commandant la 10ème division militaire à Toulouse le 12 juillet 1814, il devient chef de l'état-major de la 2ème subdivision (Gers, Hautes-Pyrénées) de cette division le 15 janvier 1815. Appelé aux fonctions de chef d'état-major de la 2ème division d’infanterie du 1er corps de l'armée du Nord le 15 mai 1815, il prend part à la campagne de Belgique et est blessé de deux coups de feu à la jambe droite à Waterloo le 18 juin 1815. Mis en non-activité le 1er août 1815, il est admis dans le corps royal d'état-major comme colonel à la suite le 27 mai 1818 et mis en disponibilité le 1er janvier 1819.

Décédé à Auch (Gers), rue du Pouy, le 27 mars 1823 à dix heures du soir.

Décorations:

Légion d'Honneur le 14 avril 1807. Officier le 14 juillet 1813.

Saint-Louis: Chevalier le 13 août 1814.

Blessé de deux balles à la jambe droite à Waterloo

 

Là, nous avons un castagneur. Un mec qui aime ça !!! C’est sa cinquième blessures …sans doute ne devrait il pas lui non plus offrir de bonus au lieutenant général comte François Xavier DONZELOT !

Plus je réfléchis à ce sujet, qui peut sembler (ou, qui est) peu important, plus je me persuade de l’utilité de simuler l’ensemble des fonctions d’un état-major, plutôt que de tout simuler grâce à une valeur aléatoire attribuée au seul chef de régiment/brigade/division/corps…

N’ayant toujours pas déterminé le rôle et la fonction exacte d’un chef d’état major, je pense me pencher sur les autres officiers supérieur qui compose le corps de Drouet d’Erlon. A savoir, l’ensemble des brigadiers de ses 4 divisions, puisque j’ai déjà leur chef respectif. D’autant plus que la découverte du sieur Quiot m’a procuré beaucoup d’informations utiles sur la première division du 1e corps. Je compte bien en découvrir davantage, en étudiant le reste de cette 1e Division.

D’après mes sources, le maréchal de camp, Baron Quiot de Passage avait comme unique aide de camp le capitaine François Louis Gédéon  BENET DE MONTCARVILLE

Né le 09/03/1789. Il a 26 ans.

Elève à l'école militaire de Fontainebleau le 25/05/1806;

Sergent le 30/10/1806.

Sous-lieutenant au 88ème de Ligne le 14/12/1806;

Lieutenant le 04/03/1809;

Adjudant-major le 13/02/1811;

Capitaine le 13/08/1812.

Aide de camp du général Quiot le 21/04/1813.

Capitaine au Corps Royal d'état-major à la formation de ce corps; chef de bataillon le 19/07/1823.

Colonel chef d'état-major de la 18ème division militaire

Campagnes:

1806-07 à la Grande Armée / 1808 à 1812 armée d'Espagne / 1813-14 à la Grande Armée / 1823 Espagne.

Légion d'Honneur: chevalier le 27/01/1815; officier le 29/10/1828; commandeur le 14/04/1844.

 

Un seul aide de camp, pour un général de division, cela peut sembler surprenant. Mais cela s’explique aisément par le fait, que le général Quiot a été forcé de prendre le commandement de la 1e division, car le lieutenant général allix n’a pas rejoint. Il a donc pris son commandement au pied levé, n’ayant comme seul aide de camp, le capitaine Benet de Montcarville qui est auprès de Quiot depuis 2 ans. Le grade de capitaine de l’aide de camp est normal pour le service d’un maréchal de camp ou d’un lieutenant général. Certaines sources (ex : Pigeard) donne un lieutenant (ou un sous-lieutenant) en plus pour les généraux. Bref.

Nous savons qui Quiot remplace, mais jetons un œil sur qui le remplace, lui, à la tête de la 1e brigade.

Colonel CHARLET Claude du 54ème régiment d'infanterie de Ligne. Il a 38 ans. (Voir ici)

En quelques mots :

23 ans de service dans l’infanterie dont 4 comme aide de camp, au poste de colonel du 54e régiment depuis un an (colonel depuis 1 an et demi). Il à fait les campagnes d’Autriche, d’Espagne et du Portugal, de Russie et de France. Blessé, le 9 Février 1814 à la Ferté sous jouarre. Les deux bataillons qui le suivent à Waterloo, totalisent 962 hommes (sur un total théorique de 1680 hommes soit 58%).

En tant que colonel, il prendra la place de Quiot à la tête de la 1e brigade. C’est un vrai jeu de chaises musicales !

Poursuivons avec les subordonnés du colonel Claude Charlet :

D’abord au premier bataillon, le chef de bataillon Jean François Guyot (45 ans) ayant fait toutes les campagnes avec le 54e régiment de ligne depuis 25 ans. Dans le grade de chef de bataillon depuis avril 1813.

Puis au second bataillon, le chef de bataillon Louis Charles Prieur (43 ans).

 

Comme vous pouvez le constater, notre « étude » dévie un peu de son but d’origine, mais j’écris cela dans le but de vous (?) divertir. Je rappelle ici que ce texte n’a aucune valeur historique. Et que personne ne devrait en prendre ombrage.

Merci à ceux qui continu à me lire.

Ce texte est pour eux.

Ludiquement,

Gaël

Par Gael figouzes - Publié dans : idées bizarres et farlefues
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